samedi 28 août 2010

En toute vie le silence dit Dieu
























En toute vie le silence dit Dieu,
Tout ce qui est tressaille d'être à lui !
Soyez la voix du silence en travail,
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !

Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom
Que tout sécrète et presse de chanter :
N'avez-vous pas un monde immense en vous ?
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.

Il suffit d'être, et vous vous entendrez
Rendre la grâce d'être et de bénir ;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers,
Vous avez tout en vous pour adorer.

Car vous avez l'hiver et le printemps,
Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées.

Arbres humains, jouez de vos oiseaux,
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ;
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.
Hymne de l'office des lectures du Jeudi I

lundi 23 août 2010

Le temps

Et l’astronome dit, Maître, qu’en est-il du Temps ?

Et il répondit :

Vous voudriez mesurer le temps, qui est infini et incommensurable.

Vous voudriez ajuster votre conduite et même diriger la course de votre esprit en fonction des heures et des saisons.

Du temps vous voudriez faire un fleuve, sur la berge duquel vous seriez assis pour le regarder couler.

Pourtant, ce qui est éternel en vous connaît l’éternité de la vie,

Et il sait qu’hier n’est que le souvenir d’aujourd’hui et que demain est son rêve.

Et que ce qui en vous chante et s’émerveille, réside encore au sein du premier instant qui dispersa les étoiles dans l’univers.

Qui parmi vous ne ressent point que son pouvoir d’aimer est sans limites ?

Et pourtant qui ne ressent cet amour, bien que sans limites, concentré au centre de son être, et n’errant pas de pensée d’amour en pensée d’amour, ni de geste d’amour en geste d’amour ?

Le temps n’est-il pas comme l’amour, indivisible et sans repos ?

Mais si dans vos pensées vous devez mesurer le temps en saisons, que chaque saison encercle toutes les autres saisons.

Et qu’aujourd’hui étreigne le passé dans le souvenir, et le futur dans le désir.

Khalil Gibran, Le Prophète

Photo: Coucher de soleil sur Lourdes-de-Blanc-Sablon, août 2010.

samedi 21 août 2010

Fleur de vie

























À travers la pierre et le sable
Une fleur de vie
Un soleil émane de la terre
Beauté inattendue
S'offre alors l'inspiration de naître
D'un coeur en liberté
Danielle-Marguerite


lundi 16 août 2010

Avance



Avance et tu seras libre
Antar Ibn



Photo: Forteau, Labrador. Août 2010.

vendredi 13 août 2010

Ta tâche en relation à l'amour






























Ta tâche n'est pas de chercher l'amour,
mais simplement de chercher et trouver
tous les obstacles que tu as construits contre l'amour.
Djalal Al-dîn Rûmi


Photo: Dans un sanctuaire franciscain près d'Assise, aux "carceri" (qui en italien veut dire prisons ou mieux traduit dans l'esprit franciscain par les solitudes). Juillet 2010.

mercredi 11 août 2010

Espace de silence





















Le silence est un espace où nous prenons des nouvelles de nous-mêmes
Danielle-Marguerite

Phot: Saint-Augustin-Pakua Shipi... impossible de rentrer à Blanc-Sablon à cause de la brume. Le calme, la gentillesse des habitants et les mouches noires nous ont accueillis!!! 1er août 2010.

samedi 7 août 2010

Vers notre être profond























Il n'y a que ceux qui affrontent leur solitude qui entendent vraiment les questions qui surgissent de leur coeur. Ces questions viennent souvent d'une pauvreté intérieure que nous portons, d'une souffrance, d'une recherche. Il ne faut pas fuir ces choses. Il faut les écouter, les aimer. C'est le chemin vers notre être profond.
Tiré de: Les trois mouvements de la vie spirituelle selon Henri Nouwen.

Photo: Cloître du sanctuaire de la Foresta, près de Rieti sur le chemin de saint François. Juin 2010.

mardi 3 août 2010

Les écluses de la vie
































QUAND S'OUVRENT LES GRILLES DE L'EGO et que fleurissent les buissons du coeur, tu t'allèges d'un passé décomposé, tu ris d'un futur antérieur et vis un présent plus que parfait ! C'est cela le bonheur qui ne passe pas.

Ne te disperse plus en combats, qui sont autant de conduites de fuite par rapport à toi. Ne perds plus de vue ce viatique en toi déposé par le divin : l'immensité de ton être. Le temps que tu accordes à tous ces temps morts est un temps perdu, irrémédiablement. Lâcher ton ego c'est te ressaisir. C'est rouvrir les vannes de ton énergie.

Le long fleuve de la vie est jalonné d'écluses, qui sont autant d'étapes de la prise de conscience de ce que tu es réellement. Pour les franchir, il te faut cette énergie. Il te faut cette joie qui passe qui passe toute joie. Il te faut cette franchise vis-à-vis de toi-même, qui est une considérable force libératrice. Quand tu sens que tu t'englues, commence par te le dire. Cet aveu à ton âme a d'étonnantes vertus. Et d'abord, la puissance qu'il te donne pour t'arracher aux sortilèges du fatalisme. Il arrive un moment où il faut cesser de t'échapper. C'est alors que tu es libre.
François Roux, L'en-neuf, ed. Âgâmat


Photo: Nénuphar timide au jardin botanique de Montréal. Juin 2010.

dimanche 1 août 2010

Je t'aime






















Je t'aime et dans cet amour fleurit la plus grande vue de toi,
une image où tu es libre.

Christian Bobin