samedi 18 août 2018

Le silence n'est pas à faire, il est toujours là

 
















Pouvons-nous demeurer en silence ?

Entrer en relation avec ce silence ?
Le goûter comme une présence ? Un espace, une vastitude au cœur de tout ce qui nous enferme, nous rétrécit, nous conditionne physiquement, psychiquement, socialement, et ajoutons « cosmiquement ›› puisque nous faisons partie de la grande nature qui nous environne ?


Le vide n’est pas à faire, il est toujours là, quand on ne le remplit pas avec des riens.
 Le silence n’est pas à faire, il est toujours là, quand on ne le remplit pas avec des bruits, des mots, des pensées ou des mémoires, conscientes ou inconscientes.

La page blanche est toujours là, sous nos graffitis ou sous nos saintes écritures. La Réalité que nous mettons sous le mot Dieu est peut-être dans ce silence-là, entre les lignes, entre les mots, entre l’inspire et l’expire. Ce silence d’où vient le soufle et où retourne le souffle, d’où vient la pensée et où retourne la pensée, d’où vient la vie et où retourne la vie…

J.Y. Leloup, Le "Notre Père", Ed. Albin Michel, p.22. 

Photo: Vastitude silencieuse de Basse Côte Nord toujours là!

dimanche 12 août 2018

Dans le silence























Dans le silence, tout l'homme devient écoute, et il commence alors à être plus humain. Ce ne sont pas les bruits et les agitations diverses qui nous font prendre conscience de qui nous sommes ni de vers qui ou vers quoi nous allons, ni du sens à donner à notre existence, non, c'est ce silence intérieur qui nous trouve, nous retrouve, nous fait accoucher de nous-mêmes, nous met au monde et nous engendre à notre vocation.
Aubin, Catherine, Les fenêtres de l'âme. p.50.

Photo: Sainte scolastique; silencieuse présence au Monastère bénédictin de la Résurrection de Nana, Pérou, avril 2018.

dimanche 5 août 2018

Le centre le plus profond de l'âme


















Le coeur, par rapport à l'âme, est le "centre le plus profond". Ce lieu même de l'habitation de Dieu n'est pas localisable, et pourtant il est inscrit dans notre corps. Le coeur, centre le plus profond de l'âme nous échappe et nous attire, comme la source et le terme de notre élan d'amour.
Aubin, Catherine, Les fenêtres de l'âme. Aimer et prier avec ses cinq sens. p.16.